Les rues des bienfaiteurs et des propriétaires

C’étaient des philanthropes, des propriétaires, des industriels, ils avaient en commun d’aimer Courbevoie et lui ont légué leurs terrains ou des sommes importantes. En reconnaissance de leurs dons, la ville a donné leurs noms à quelques-unes de ses rues.

Tous les citations sont tirées de : État des communes à la fin du XIXe siècle, publié sous les auspices du Conseil général (par Fernand Bournon). Courbevoie. Notice historique et renseignements administratifs / Département de la Seine. Direction des affaires départementales | Gallica

 

  • Adam Ledoux

« Legs Adam Ledoux. —  Aux termes d’un testament mystique en date du 26 mars 1895, M. Adam Ledoux a légué à la commune une somme de 100.000 francs, à charge d’en répartir les arrérages en 10 pensions égales en faveur des membres les plus anciens (hommes ou femmes) de la Société de secours mutuels, ou, en cas de dissolution de cette Société, en faveur de 10 ouvriers ou employés sans fortune des deux sexes, les plus anciens ou jugés les plus dignes d’intérêt de Courbevoie, la pension cessant le jour où les bénéficiaires viendraient à quitter la commune.
L’acceptation de ce legs, qui s’élève, après défalcation des frais, à 2.582 francs de rente 3 °/ 0 , a été autorisée par décret du 25 novembre 1899.
Un décret du même jour a autorisé l’hospice du Cayla à accepter, en ce qui le concerne, un legs fait en sa faveur par le même testateur et consistant en une maison sise à Courbevoie, rue de Paris,
n° 13, avec droit aux loyers à compter du jour du décès et en une somme de 50.000 francs convertie actuellement en 1.098 francs de rentes, destinée à favoriser le développement de l’hospice. »

  • Adélaïde

Anciens terrains de la comtesse de Beaumont acquis par M. Marson qui les céda à la commune sous réserve que celle-ci prenne en charge les frais de viabilité. La rue porte sans doute le nom de sa fille Adélaïde.

  • Alice

M. Remendon (?) fit don de ses terrains à la ville. Comme pour la rue Adélaïde, Alice est sans doute le nom de sa fille.

 

  • Baliat

Victor Baliat est mort en 1900.

Legs Baliat:

« — Aux termes d’un testament olographe en date du 26 juillet 1885, déposé au rang des minutes de Me Luizeler, notaire à Courbevoie, en vertu d’une ordonnance du Président du tribunal civil de la Seine, M. Baliat, après avoir distrait de sa fortune un immeuble bâti situé à Saint-Denis et 50 pièces de terre réparties en divers lieux au profit de ses héritiers naturels, a déclaré la ville de Courbevoie sa légataire universelle pour le surplus, à charge pour elle d’affecter le produit de cette libéralité à l’hospice communal. D’après l’inventaire dressé le 16 octobre 1901, l’excédent ainsi légué peut être décomposé comme suit:
Meubles divers (produit de la vente), 16.700 francs;
Deniers comptants, 30230fr. 50 ;
7 obligations à 500 francs du Crédit foncier;
10 obligations des chemins de fer de Mondragon ;
2 parts nominatives de jouissance des charbonnages de Mondragon ;
2 bons au porteur de l’Exposition universelle de 1900 ;
Une maison sise à Saint-Denis, grande rue Saint-Marcel, n° 16, susceptible d’un revenu annuel de 2.630fr. 20;
Par délibération du 14 mars 1905, le Conseil municipal a décidé de le reverser à ladite Société qui alors se trouvait régulièrement constituée.
– Une maison sise rue des Trois-Bornes, n°41, à Paris(4.500 francs de revenu) ;
Une maison sise boulevard Saint-Martin, no 51, à Paris (8.940 francs de loyers annuels par baux et 14.270 francs de locations verbales) ;
2 pièces de terre à Courbevoie, sente des Larris, mesurant 213 mètres et acquis par le testateur moyennant 1.000 francs ;
Une maison sise rue Saint-Denis, n° 20, à Courbevoie, d’une contenance totale de 743 mètres superficiels, acquise par le testateur moyennant le prix principal de 10.000 francs.
Total des dettes ou réclamations passives : 10751 fr. 5o.
Le legs Baliat a été accepté par délibérations du Conseil municipal en date des 16 mai, 25 juillet, 14 novembre 1902, 10 février et 11 juillet 1905 et autorisé à charge d’acceptation bénéficiaire par décret du 28 avril 1906. »

  • Cacheux

Propriétaire qui fit don d’une parcelle de ses terrains à la ville afin qu’elle viabilise l’ensemble. (acte du 15 mai 1894, nom donné à la rue le 21 octobre 1895)

  • Cantin

(voir article sur notre site)

  • Cayla

(voir article complet sur notre site)

 

  • Dubonnet

Marius Dubonnet fut président de la Société nautique de la Basse Seine (SNBS) entre 1883 et 1900. Il céda son terrain à la ville en 1903.

Marius Dubonnet

 

  • Fallet

Propriétaire qui fit don de ses terrains à la ville.

  • Ficatier

(voir article sur notre site)

  • Gaultier

« Donation Gaultier. — Cette donation, résultant d’un acte reçu par Me Dubreuil le 21 juillet 1894, consiste en une rente de 127 francs 3 o/o attribuée à l’hospice du Cayla, avec jouissance du 1er octobre 1894, à charge d’en affecter les arrérages au soulagement et à l’amélioration de la situation de l’un des vieillards hospitalisés ou attachés audit hospice, au titre d’expectant (arrêté préfectoral du 24 octobre 1894). »

  • Ghis

Nom du propriétaire du terrain

  • Gomord

« Legs Gomord. — Suivant testament du 16 avril 1880,
M. Gomord a légué à la commune une rente de 100 francs en nue propriété, à charge d’en distribuer les arrérages en livrets de caisse d’épargne de 25 francs chacun, dont 2 aux garçons de l’école communale et 2 aux élèves de l’école gratuite de filles des sœurs.
Depuis le 10 octobre 1897, l’usufruit a fait retour à la nue propriété.
Le même testament exige que la commune entretienne la sépulture du testateur (acceptation par arrêté préfectoral du 22 août 1881). »

  • Joseph Rivière

Décédé à Paris en 1915, Joseph Rivière fit de la ville de Courbevoie son légataire universel sous les conditions suivantes: donner une rente annuelle et viagère à sa domestique; 2 0000 francs à son cousin; entretien du caveau au cimetière du Père-Lachaise. « Les arrérages et surplus devront être attribués chaque année à une jeune fille pauvre, bonne ouvrière, ayant une conduite exemplaire et d’une honnête famille, recommandable sous tous rapports. Le jour où le revenu dépassera 5 millions de francs, l’excédent sera versé au bureau de bienfaisance. »

  • Hanriot

« Legs Veuve Hanriot.— Par testament authentique en date du 8 décembre 1900, Mme Marie Madeleine Maillard, veuve de Ferdinand Hanriot et  décédée en 1901 Hanriot, a légué au bureau de bienfaisance une somme de 10.000 francs à placer en rentes 3 %. Cette somme fut divisée en deux pensions viagères destinées à de vieux ouvriers du bâtiment. »

  • Héron

« Legs Héron (fondation Biégel}. — Ce legs résulte d’un testament olographe du 6 août 1901 accepté en vertu d’une autorisation préfectorale du 1er avril 1902. Aux termes de ce testament, il est légué à la commune une somme de 25.000 francs à charge de payer 2 pensions viagères de 200 francs chacune, et d’entretenir le tombeau de Mme Augustine Biégel au cimetière communal. L’excédent du legs et, après l’extinction des deux usufruits, la totalité, réserve faite des sommes nécessaires à l’entretien de la sépulture, doit servir sous le nom de fondation Biégel « à venir en aide aux enfants pauvres de Courbevoie, à leur donner des livres d’étude ou des vêtements et à les nourrir à l’école ou à la crèche, en laissant au maire le soin de distribuer ces revenus pour le mieux, selon l’esprit du legs ». »

  • Hudri

Nom d’une Courbevoisienne qui fit don de 20 000 francs en 1888 au bureau de bienfaisance en faveur des pauvres. (décision du Conseil municipal du 30 décembre 1891)

  • Kilford

(voir article complet sur notre site)

  • Lambrechts

(voir article complet sur notre site)

  • Louis-Ulbach

Historien, romancier, journaliste, pamphlétaire, il dirigea la Revue de Paris et s’opposa violemment à Napoléon III. Bibliothécaire à l’Arsenal de Paris, il fit don de ses livres, don qui permit de constituer la première bibliothèque populaire libre de Courbevoie. Propriétaire du terrain du square qui se trouve en face de la mairie, il le céda à des conditions avantageuses à la ville.

Louis Ulbach

 

  • Madiraa

François Madiraa (1819-1897) n’habitait pas Bécon mais plutôt à proximité de l’actuelle rue Arletty.

« Legs Madiraa. — Par testament en date du 12 mars 1897, M. Madiraa a légué à la commune une somme de 25.000 francs avec l’affectation suivante: 20.000 francs à placer en rentes nominatives sur l’État dont les arrérages serviraient chaque année le jour delà fête nationale à décerner un prix de mérite à une jeune fille de Courbevoie et 5.000 francs à verser à la caisse de secours des pompiers (délibération du 6 juillet 1897 et approbation préfectorale du 23 décembre suivant). Par délibération du 14 mars 1905, le Conseil municipal a décidé de verser à la Société de secours mutuels des pompiers régulièrement constituée la partie du legs qui la concernait. »

  • Malvesin

Propriétaire de terrains qu’il fit lotir et viabiliser avant de les céder à la ville.

  • Maurice André

Propriétaire ayant fait don de son terrain à la ville.

  • Pierre Lhomme

Sans doute le nom d’un propriétaire de terrain. Le nom apparaît dans une délibération du 27 juin 1853.

  • Ravry

Propriétaire ayant fait don de son terrain à la ville.

  • Robert Marcel

Propriétaire ayant fait don de son terrain à la ville.

  • des Salles

Alphonse de Visien épousa en 1863 la fille de M. Mousnier de Beaumont, propriétaire de l’Hôtel de Guines. La demeure revint au couple après le décès de ce dernier en 1871. Leur fille épousa en1887 François des Salles qui céda à la ville le terrain nécessaire à l’ouverture de deux rues, exigeant en contrepartie que les deux voies percées portent le nom des familles Salles et Visien, ce qui fut acquis par la délibération du 26 octobre 1906. (voir article sur notre site)

  • Ségoffin

« Legs Segoffin. — Aux termes d’un testament olographe, en date du 27 mars 1890, M. Charles-Denis Segoffin a fait, entre autres legs, les suivants :
1° Au Refuge contre la faim (indépendamment des titres de rente 3 % déposés à la Caisse d’épargne et appartenant à l’œuvre), d’une part, l’immeuble situé rue de Bezons, n° 34, à charge d’y laisser le siège du réfectoire et de continuer à l’organiser dans les conditions établies parle testateur; et, d’autre part, une rente perpétuelle et inaliénable de 4.000 francs dont le capital devait servir à sa perpétuation ;
2° A la commune de Courbevoie, à charge d’usufruit au profit de sa veuve, une propriété sise rue de Colombes, n° 50, ancienne maison d’habitation du testateur, pour y établir soit un hospice communal ou cantonal, soit un asile de nuit ou toute autre mai son de retraite à l’égard des vieux ouvriers;
3° A la Société des sapeurs-pompiers de Courbevoie, la somme
de 1.000 francs.
Le Refuge contre la faim n’ayant pas d’existence légale au décès de M. Segoffin, les dispositions le concernant devenaient caduques.
En conséquence, par acte du 31 décembre 1897 passé devant Me Champetier de Ribes et Me Dubreuil, Mme Ve Segoffin, épouse en secondes noces de M. Jules-Alfred Peretti, chef de bataillon en retraite, chevalier de la Légion d’honneur, a fait donation au Bureau de bienfaisance, avec jouissance à compter du 1er janvier 1898, de 1.030 francs de rente 3 % sur l’État, formant les capitaux de la fondation du Refuge contre la faim et de la somme de 2.336 fr. 94 représentant le solde, au décès de M. Segoffin, du livret de caisse d’épargne déposé à son nom et affecté à la même œuvre. Cette somme capitalisée, jointe aux 1.030 francs de rente 3 %, produit actuellement un revenu annuel de 1.096 francs. En conséquence, par délibération du 19 décembre 1902, approuvée par arrêté du 3o janvier 1903, la Commission administrative du Bureau de bien
faisance a créé, sous le nom de fondation Segoffin, une caisse dite de secours immédiats.
Par le même acte précité, Mme Peretti, Ve Segoffin, attribuait à la commune le montant du legs fait à la Société des sapeurs-pompiers, dénuée, comme le Refuge contre la faim, de toute existence légale. Elle lui délivrait, en outre, la nue propriété :
1° De l’immeuble situé rue de Colombes, nos 48 et 50, actuellement loué pour le dispensaire, ainsi qu’il a été dit plus haut.
2° De trois immeubles loués à des particuliers et situés respectivement rue de Colombes, n° 52, et rue de Bezons, n° 34, à Courbevoie, et place des Batignolles, n° 8, à Paris.
Cette donation a été approuvée par décret du 8 août 1901. »

Maison Ségoffin, rue de Colombes
  • de Visien

Alphonse de Visien épousa en 1863 la fille de M. Mousnier de Beaumont, propriétaire de l’Hôtel de Guines. La demeure revint au couple après le décès de ce dernier en 1871. Leur fille épousa en1887 François des Salles qui céda à la ville le terrain nécessaire à l’ouverture de deux rues, exigeant en contrepartie que les deux voies percées portent le nom des familles Salles et Visien, ce qui fut acquis par la délibération du 26 octobre 1906. (voir article sur notre site)