Jules Cheret, le plus grand des affichistes Art nouveau a créé un style qui a inspiré de nombreux artistes comme Mucha, Toulouse-Lautrec, Seurat ou Bonnard. Il a vécu quelques années parmi ses plus créatives boulevard Saint-Denis à Courbevoie.

Une rapide biographie
Jules Cheret, fils de typographe, nait à Paris en 1836. Il effectue son apprentissage artistique à la Petite Ecole (futur Arts Déco) en lithographie, puis aux Beaux-Arts avant de voyager en Italie et en Angleterre où il réside pendant six ans. Il y rencontre Eugène Rimmel (voir article), le parfumeur qui va bientôt s’implanter à Courbevoie. Celui-ci lui commande une multitude d’illustrations pour ses catalogues, cartes ou almanachs.
De retour en France en 1866, il ouvre son premier atelier de lithographie à Paris, où il dessine et imprime des centaines d’affiches. Il travaille pour des marques commerciales, mais la majorité de ses affiches est consacrée à la publicité de spectacles et divertissements en tout genre et d’œuvres légères musicales, littéraires ou théâtrales. Cheret est maintenant un artiste reconnu et encensé, récompensé à l’Exposition universelle de 1900. Il décore également de riches résidences et même le rideau du Musée Grévin

Devenu aveugle, il finira sa vie à Nice où il décède en 1932.
Cheret et Courbevoie
Après avoir divorcé d’Anna Smith, il habite d’abord à Colombes où il épouse Marie Creuzet en 1893. Le couple s’installe ensuite au 156 boulevard St-Denis (la numérotation a changé, ce serait aujourd’hui entre le 230 et le 234). Il y réside entre 1894 et 1905. Les illustrations ci-dessous datent de cette période.

Outre la connection déjà mentionné avec Rimmel, Cheret est un proche d’Armand Silvestre (voir article) pour qui il crée une affiche, celle de Fleur de lotus donné aux Folies-Bergère.
Il crée également une affiche pour les Pastille Géraudel (voir article), encore une entreprise de Courbevoie.

Toute sa période courbevoisienne est marquée par une grande créativité.
Admirateur de Watteau, Cheret privilégie la légèreté et le mouvement. la femme de ses affiches de ses affiches est joyeuse, élégante et dynamique. Elle devient iconique : c’est la « Chérette ». La taille fine, aérienne, elle dévoile ses charmes dans les limites des codes de la censure de la Belle Époque. C’est un formidable outil publicitaire.

Jules Cheret est un des artistes emblématiques de la « Belle-Epoque ».
Sources:
- Wikipedia
- RetroNews
- Gallica/Bnf
- Annuaires Didot-Bottin
