Edmond Gentil : Alcyon et compagnie

Cette page traite essentiellement de la division Cycles d’Alcyon. Pour la partie automobile voir Alcyon Automobiles sur notre site.

Edmond Gentil (1874-1946), d’abord contremaitre chez Griffon, fonde sa propre entreprise en 1903. Les Etablissements Gentil vendent des vélocipèdes et des accessoires.

Vue de l’usine Alcyon, 1964

Le très entreprenant Gentil va créer ou racheter une multitude de marques, et les fabriquer d’abord à Neuilly sur Seine, mais, comme le succès est au rendez-vous, il décide de s’agrandir en implantant dès 1909 à Courbevoie une énorme usine de 20.000m² qui va du 40-52 rue de la Garenne (Jean-Pierre Timbaud) à la rue de Colombes.

Alcyon est également un temps constructeur automobile et fournit également des pièces pour l’aviation.

Gallica BNF Agence Rol, 1930

Edmond Gentil est lui-même un sportif accompli, cycliste, escrimeur, il remporte encore le « Criterium des Vieux » en 1930.

La liste des marques Gentil est impressionnante : Alcyon, La Merveilleuse, cycles Paris-Brest, Liberator, Acatene, Marly, Mariland, Metrople, Acatene Metropole, Acatene-Velleda, Manutri, Galibier, Prima et Tenax, Deauville, Standa, Strong, Labor, Armor, Armorique, Thomann et Windsor.

Thomann, la marque aux deux éléphants
Plaque des cycles Windsor

 

 

 

 

 

 

 

 

Les courses cyclistes sont un véritable tremplin pour la promotion des marques Gentil qui alignera jusqu’à quatre équipes différentes dans le Tour de France 1927 : Thomann , Alcyon, Armor et Labor.
Le palmarès du groupe fait rêver : 13 tours de France et 18 Paris Roubaix, Milan-San Remo, Tour de Belgique, Bordeaux-Paris, Liège-Bastogne-Liège et Paris-Brest, Paris-Roubaix, le Grand Prix des Nations et Championnat du Monde.

Alcyon va vendre plus de 100.000 bicyclettes dans les années 20 avec une gamme qui va du vélo d’enfant à la haute compétition, en passant par le cyclotourisme et le tandem. la marque est aussi connue pour ses motocylettes.

Jolly sur motocyclette Alcyon, agence Rol, Gallica BNF, 1921

 

Gentil devient président de la Chambre syndicale du Cycle et du Motocycle (il le sera plus de vingt ans), président de la Chambre syndicale des Négociants en gros, vice-président de la Fédération nationale de l’Automobile, du Cycle et de l’Aéronautique. Il reçoit la Légion d’honneur comme industriel et bat des records à l’exportation. Son fils Georges, ingénieur centralien doit lui succéder.

Edmond meurt en 1946 et son oeuvre ne lui survit que quelques années. Les Ets Gentil seront liquidés en 1964. 

Les marques d’Edmond Gentil laissent un héritage iconographique extraordinaire d’affiches signées par les plus grands graphistes de l’époque.

 

 

 

 

Sources et bibliographie:

  • Alcyon, par Didier Mahistre et Cyrille de Ridder, éditions Etai
  • Encyclo du vélo
  • Images: collection de Ridder
  • Gallica/ BNF
  • pour les plaques: Forum Tontonvelo