Charles Gabet, le peintre policier

Charles Gabet  n’est pas le plus célèbre des peintres de son temps, mais il a une particularité qui le distingue des autres artistes de son temps: il a mené une longue carrière de policier.

Louis Charles Henry Joseph Onésime Gabet naît le 30 mars 1793, rue de Colombes à Courbevoie

Il devient peintre et se spécialise en portraits et miniatures et produit également des aquarelles. Ses modèles sont des membres de la bonne société : aristocrates, personnalités politiques, diplomates et militaires, en particulier des membres de sa propre famille, du côté de sa mère, les Bobillier.

Extrait du Dictionnaire de Gabet – Gallica/BNF

En 1831, il publie un Dictionnaire des artistes de l’école française au XIXe siècle qui s’impose comme une référence bibliographique majeure. Il n’oublie pas de se mentionner dedans bien entendu.

 

Tout en peignant, il est nommé chef de bureau au Ministère de l’Intérieur puis commissaire de police du quartier de la Porte Saint-Martin avec ses théâtres qui lui ont valu le surnom de « boulevard du crime ».

 

 

 

 

 

 

 

 

L’insurrection du 12 mai 1839 intitulée « émeute » par la presse

En tant que policier, il participe aux enquêtes menées après l’insurrection des 12 et 13 mai 1839 menée par Blanqui et Barbès pour renverser Louis Philippe (voir site Gallica).

Il procède entre autres à l’arrestation du socialiste François-Vincent Raspail accusé de conspiration (à noter qu’une rue de Courbevoie porte son nom).

Il meurt le 27 décembre 1861 dans le 10e arrondissement de Paris.

Son fils, prénommé Charles lui aussi, fut, comme son père, commissaire de police et également artiste, mais sans doute en raison du quartier dans lequel son père exerçait, il devint un librettiste renommé.

 

Sources:

Dictionnaire des artistes de l’école française au XIXe siècle – Gallica/ BNF

Wikipedia