Les rues des champs

Ce sont les voies plus anciennes, elles portent les noms des temps passés quand Courbevoie n’était encore qu’un petit village au milieu des champs et des vignobles. A vous de les repérer sur les cartes d’époque.

Carte 1733 – Gallica/BNF – cliquer pour agrandir

Toujours présentes:

  • L’Abreuvoir: le chemin que suivaient les troupeaux pour aller boire.
  • Les Ajoux: un champ du bas de Courbevoie, sans doute une extension (ajouts) de terres cultivées. La sente était poursuivie vers l’est par la sente des Peuples qui bordait la parcelle du même nom.
  • Les Boudoux; nom d’une parcelle de vignes
  • Les Brunettes: nom d’une parcelle, aujourd’hui un square
  • Les Couronnes: du champ il ne reste que le nom du pont qui enjambe la voie ferrée entre Asnières et Courbevoie
  • Les Fauvelles: le champ est aujourd’hui un cimetière
  • les Genêts: encore une grande parcelle jouxtant à l’est le cœur du village
  • Les Hypoquets: au niveau de la rue Guynemer, une résidence porte ce nom. Le mot vient de son propriétaire. C’était la haie de M. Pocquet
  • Les Larris: le champ bordait les constructions au bas de la « montagne ».
  • Les Minimes: le clos des Minimes
  • La Montagne: forcément la pente est rude en venant de la Seine.
  • Le Moulin des Bruyères: les Bruyères s’étendaient sur une large superficie entre le nord de Courbevoie et le lieu-dit des Garennes. Deux moulins se trouvaient sur les hauteurs au niveau de la rue actuelle, celui des Bruyères et le moulin Massé. Au XIXe siècle, les Bruyères ont été rattachées administrativement à Bécon.
  • Les Renardières: comme son nom l’indique, il fallait faire attention à ses poules dans ce coin sud-ouest de Courbevoie
  • La Sablière: elle existait bel et bien à l’emplacement de la gare de Bécon.
  • Les Tournelles: une parcelle devenue parc.
  • Les Vanettes: encore une parcelle sans doute plantée de blé puisqu’on y vannait.
  • Les Vieilles Vignes: les vignes occupaient toute la partie ouest de Courbevoie au nord de ce qui est aujourd’hui l’avenue Gambetta et à l’ouest de la rue de Bezons, Le blason de notre ville en garde la trace. Le vignoble se poursuivait sur Nanterre et Puteaux. Il s’agissait de donner à boire à la population et surtout à la garnison des Gardes Suisses de Charras à une époque où l’eau pouvait être plus dangereuse à consommer que le vin.
Carte 1812 – Gallica/BNF – cliquer pour agrandir

Disparues depuis un siècle:

  • Les Canipeaux: d’abord un champ, puis le nom d’une rue devenue depuis la fin de la Première Guerre mondiale, la rue de Louvain.
  • Les Quinze perches: le nom du champ où, aujourd’hui, un pont enjambe la voie ferrée à la gare de Bécon. La perche était une mesure allant de 5 à 7 mètres, « quinze perches » devait être la taille d’un des côtés de cette parcelle carrée.
  • Les Varebois: d’abord un champ, puis le nom d’une rue devenue depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la rue d’Estienne d’Orves.
Carte 1853 – Gallica/BNF – cliquer pour agrandir

Tombées dans l’oubli:

  • Les Anglais: y’en avait-il?
  • Les Bourlonnes: toujours côté Asnières
  • Le Champ royal: aujourd’hui du côté de la rue du Château-du-Loir.
  • Les Corluis: juste en dessous des Fauvelles, encore des vignes.
  • Les Conins:  « conil » était l’ancien nom du lapin. Les Renardières sont restées, les Conins ont disparu…
  • Les Coudes: un champ sans doute mesuré en coudées.
  • Les Crèpes: le nom d’un champ et d’une sente.
  • Les Fonds d’Asnières; à la frontière est de Courbevoie, forcément.
  • Les Gaillardes: le nom d’un champ et d’un chemin.
  • Les Groues et les Basses Groues: deux très grandes parcelles de vignes, aujourd’hui le Faubourg de l’Arche
  • Les Machebiches: mot magnifique mais décevant étymologiquement parlant: pas forcément du gibier, plutôt un champ de mauvaise qualité ou bien le coin des mendiants (?)
  • Les Moleveaux ou Maleveaux: sens premier ? un champ et une sente est-ouest.
  • La Moselle
  • Les Peuples: des peupliers?
  • Les Roses
  • Le Trou du Loup

Source: Gallica/BNF