La sculptrice Sophie Victoire Debry (1887-1968) ne connut ni la destinée tragique, ni la notoriété tardive de Camille Claudel, mais une des oeuvres de cette artiste de Courbevoie rencontra un succès remarquable.
Les années de formation
La famille Debry à Courbevoie est originaire de Charleville-Mézières où nait Sophie le 25 mai 1887. La fratrie comporte également quatre frères. Après avoir vécu un temps à Asnières, Alfred, le père, s’installe à Courbevoie au 272 boulevard Saint-Denis aux alentours de 1910.
En 1911, son frère André ouvre une quincaillerie en ville, tandis que Sophie se passionne pour l’art. Elle rejoint l’atelier d’un sculpteur renommé: Laurent Marqueste, élève de Falguière.

Trois élèves de Marqueste sont récompensées d’une médaille au Salon des Artistes français de 1913, parmi elles, Sophie Debry et Raymonde Martin. Cette dernière acquerra une certaine notoriété en étant la seule femme à sculpter un monument aux morts après la Première Guerre mondiale.

Un certaine renommée
La sculptrice reçoit différents prix et récompenses durant sa carrière comme, en 1916, le prix de la Fondation Ardoin, « fondé pour les jeunes filles qui se destinent à l’art » qu’elle partage avec Eugénie Grégoire (1889-1981) formée par Bourdelle.
Sophie Debry expose ensuite régulièrement dans les différents salons des années d’après-guerre. En mai 1920, elle expose pour la première fois une oeuvre en bronze qui va connaître un grand succès et sera diffusée en de nombreux exemplaires et formats, le Combat de coqs. Cette sculpture recevra d’ailleurs une mention honorable au Salon de 1920.

La sculpture animalière semble à cette époque être son domaine de prédilection.

Au Salon des artistes français de 1933, elle propose « un projet d’encrier fort bien étudié Chiens en arrêt et de joilies statuettes en plâtre patiné ».
En 1937, elle expose au Salon Violet, 214 faubourg Saint-Honoré, « une amusante pie en bronze et des montagnes enneigées« . Journal du Midi – 22 décembre 1937
Sophie Debry poursuivra sa carrière de sculptrice mais également de peintre jusqu’à la fin de la Seconde guerre mondiale.

Elle s’éteindra à son domicile au 93 avenue des Champs-Elysées le 9 janvier 1968.
Le Combat de coqs de Sophie Debry est toujours une oeuvre recherchée dans les salles de vente aujourd’hui.
Sources:
- RetroNews et Gallica/BNF
- Geneanet
- Wikipedia
