
François Jules Devinck, né à Paris le 26 avril 1802 et mort le 20 novembre 1878. Il fut à la fois, président du tribunal de commerce de Paris homme politique élu député de 1852 à 1863, mais aussi un industriel du chocolat et un grand joueur d’échecs..
Il épousa Aglaé Marguerite Santerre, fille d’un raffineur de sucre.

En 1829, François Jules Devinck fonda une fabrique de chocolat qui deviendra l’une des plus importantes d’Europe. Son contremaitre Armand Daupley inventa des machines et des procédés innovants présentés aux expositions universelles de 1862 et 1867 et la fabrique fut la première à utiliser la vapeur pour la torréfaction des fèves de cacao.
La maison Devinck fut, avec l’entreprise Menier, l’une des principales chocolateries françaises du XIXe siècle.

Devinck était un joueur passionné d’échecs et présida le cercle des échecs de Paris.
Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

Les chocolats Devinck, initialement vendus rue Saint-Honoré, puis rue Lafayette étaient confectionnés rue Haudriette à Paris. La fabrique fut ensuite transférée 70 rue Lambrechts (dans la partie devenue rue Armand Silvestre) à Courbevoie.
La Société du chocolat Devinck, fondée en 1828, à Paris, a été transférée à Courbevoie, rue Armand-Silvestre, nos 68 à 72, vers 1897. La superficie est de 4.000 mètres environ et le nombre d’ouvriers varie de 50 à 80. La force motrice s’élevant à 80 chevaux, actionne 10 broyeurs, 7 malaxeurs et plusieurs tapoteuses et boudineuses et une machine à glacer de 8 chevaux, destinée à refroidir la pâte pour qu’elle se détache des moules. Ces différents organes sont affectés exclusivement à la fabrication du chocolat.
Pour les articles fantaisie, tels que bonbons, pastilles, etc., l’établissement possède différents appareils utilisant une force de 6 chevaux. La production journalière s’élève à 900 kilogrammes
environ pour le chocolat et à 100 kilogrammes pour les articles divers, tels que bonbons et autres succédanés du chocolat, granulés, poudre de cacao, etc.
Cette fabrication se répartit en 4 ateliers distincts : broyage et dressage, bonbonnerie, confiserie et pliage. Les livraisons sont assurées par 4 chevaux et 3 voitures. La proportion des affaires à l’étranger représente à peu près le 1/20 du chiffre total. Le personnel varie de 50 à 80 ouvriers. (source: Etat des communes/ Courbevoie – p.147 – 1906)
Comme de nombreuses marques de cette époque, les chocolats Devinck offraient des images avec leurs produits.

Suite à une campagne xénophobe menée dans tout le pays par l’extrême droite sous l’impulsion de Charles Maurras et de l’Action Française, la fabrique connut en 1913 une grève destinée à limoger un des dirigeants de l’entreprise soupçonné d’être allemand.
Voir article complet: DevinckAction_française13091913
http://heritageechecsfra.free.fr/devinck.htm
